Comptage de la pentecôte 2001
John Ritenbaugh
Quelquefois la Bible livre des statuts ambigus, quelquefois même sur des sujets essentiels. L'évidence se trouve alors dans d'autres parties, cependant, l'ambiguïté disparaît et ces statuts apparaissent dans toutes leur clarté. C'est le cas du comptage de la Pentecôte quand la Pâque tombe un sabbat hebdomadaire.
En 2001, à nouveau, la Pâque tombe lors d'un Sabbat hebdomadaire. Il s'agit là d'un intérêt tout particulier, parce que cela nous met dans la situation peu habituelle, ou la Fête des Pains sans Levain commence un dimanche et se termine lors du sabbat hebdomadaire. Bien que cette situation puisse se produire deux fois en trois ou quatre ans, la moyenne normale au cours de ce siècle passé fut d'environ une fois tous les neuf ou dix ans. Depuis la période de vingt ans qui s'est achevée en 1974, cela est arrivé seulement dans la seule année 1974 elle-même. Dans l'Eglise de Dieu, il existe des différences de croyances au sujet de savoir si on devrait commencer à compter la Pentecôte dans ou hors des Jours des Pains sans Levain, quand la situation se présente.
Lorsque cette situation se présenta en 1994, nous avons recherché les conseils de personnes dans l'Eglise qui éprouvaient le besoin de changer, ceci pour rassembler des suggestions. Nous avons reçu de nombreuses réponses sincères et utiles, dont les auteurs avaient fait de diligentes recherches en la matière pour se conforter eux-mêmes ; ensuite, ils acceptèrent de partager ce qu'ils avaient appris pour le bénéfice de tous. Nous avons cependant éprouvé le désir de réouvrir le sujet parce que davantage d'informations firent surface au cours de ces années de recherches. Ce nouveau matériel clarifie et renforce notre position, confirmant le fait que Dieu nous a conduits à prendre des décisions correctes.
Lorsque l'observance du dimanche ou du lundi pour la Pentecôte devint un problème dans l'Eglise Universelle de Dieu, en 1973 - 74 , un comité fut formé pour rechercher tous les aspects du problème. Quand le ministère reçut les conclusions du comité, la question du Dimanche ou du Lundi fut immédiatement résolue, et nous acceptâmes de grand cœur la conclusion en faveur du dimanche.
Cependant, l'aspect particulier que ce présent article aborde est resté irrésolu dans les documents d'études remis au ministère. La lettre d'introduction du : Matériel d'Etude de la Pentecôte de Charles V.Dorothy est datée du 22 avril 1974 , et le ministère a reçu ce document peu de temps après. A cette époque, la Pentecôte 1974, en accord avec la brochure: "Le Calendrier Sacré de Dieu" fut programmée pour le 3 Juin.
La citation suivante est tirée du Matériel d'Etude de la Pentecôte, p. 74 au sous-titre suivant "Un autre problème critique" :
Le Problème principal auquel l'Eglise Universelle de Dieu doit faire face cette année à la Pentecôte, n'a rien à voir avec le problème précèdent [observation de la Pentecôte le Dimanche ou le lundi]. Ce problème distinct, implique le fait de savoir si nous devons commencer le comptage de la Pentecôte 1974 pendant ou hors des Pains sans Levains. La dernière fois où nous avons été confronté à ce problème particulier du calendrier, c'était en 1954, lorsque notre connaissance du calendrier n'était pas aussi complète qu'à présent.
Cette année (comme en 1977 et 1981) la Pâque tombe un sabbat hebdomadaire. Le jour suivant, le premier Jour Saint annuel est dimanche et devrait normalement servir à compter "à partir de". Mais nous avons pensé qu'il état préférable d'attendre jusqu'au Samedi suivant (qui est le dernier Jour des Pains sans Levain et un sabbat hebdomadaire), afin que le jour suivant, dimanche, puisse être un jour de travail, et par la même commencer la moisson. Selon le dimanche à partir duquel nous allons commencer le comptage cette année, la Pentecôte PEUT VARIER D'UNE SEMAINE.
Certains frères sont concernés par cette prétendue décision "arbitraire", spécialement depuis que Josué 5 : 10 et 11 semble montrer les Israélites comptant la Pentecôte du dimanche, premier Jour des Pains sans Levain. Davantage d'études sont nécessaires sur ce sujet pour parvenir à une solution. [appuyèrent-ils]
Cependant cette suggestion fut ignorée et une décision fut prise à partir de laquelle on compta la Pentecôte depuis le dimanche compris DANS les Pains sans Levain. Une lettre datée du 30 Mars 1974, sous la signature de Garner Ted Armstrong, informa le ministère que la date de la Pentecôte était changée et remise au 26 mai. Un fait curieux apparaît alors lorsque l'on compare les dates mentionnées sur les deux lettres : la lettre de Garner Ted Armstrong montre clairement qu'une décision a été prise concernant la façon de compter la Pentecôte par rapport à ces années singulières, avant la lettre envoyée par Charles Dorothy, affirmant que davantage d'études étaient nécessaires pour parvenir à une décision ! Peut-être cette différence fut-elle victime seulement d'un manque de communication ou de coordination, mais elle jette une curieuse lumière sur la crédibilité d'une telle décision.
Une autre citation tirée du : Matériel d'étude le la Pentecôte, à la p. 52, nous aide à voir combien cet exemple est douteux, puisque que cela nous concerne également pour les Pentecôtes des années 2005 et 2008 :
Voici, alors , la question cruciale : Comment devrions-nous compter la Pentecôte ? A partir du dimanche pendant les Pains sans Levain ? Ou à partir du dimanche qui suit immédiatement le sabbat hebdomadaire qui se trouve dans les Pains sans Levain ? En d'autres termes, est-il impératif que le "SABBAT" hebdomadaire tombe dans ce cas lors des Pains sans Levain ? Ou est-il essentiel que le DIMANCHE qui suit ce "sabbat" hebdomadaire particulier doive tomber dans les Pains sans Levain?
Ce sont des questions cruciales qui doivent être mises au premier plan ; car au cours de ces années où le dernier Jour des Pains sans Levain tombe au cours d'un sabbat hebdomadaire (représentant donc un "double sabbat"), l'offrande de la gerbe tombe après ce jour là, en dehors des Pains sans Levain. C'est vraiment ce qui arrive cette année. [appuyèrent-ils].
La décision de l'Eglise Universelle de Dieu, antérieure au 30 Mars 1974, fut prise sur la base du symbolisme de l'incompréhension de Josué 5 : 10 à 12. Cet article montrera que le comité doctrinal négligera spécialement les passages des Ecritures de Josué 5 : 10 à 12. Ce manque de considération, rend Josué 5 : 10 à 12 caduque en tant que base pour compter à partir du jour compris dans les Pains sans Levain lorsque la Pâque tombe un jour de Sabbat hebdomadaire.
Une compréhension essentielle
Il est essentiel, pour comprendre quand commencer à compter la Pentecôte, de savoir que le Jour de l'agitation de la gerbe n'est que secondairement attaché aux Pains sans Levain, mais directement relié à la moisson de printemps. Deutéronome 16 : 9, stipule que : "Tu compteras sept semaines ; dès que la faucille sera mise dans les blés, tu commenceras à compter sept semaines". Mais que se passerait-il dans le cas ou une faible croissance des blés, à cause du temps, empêchait la récolte qui devait être prête pour la moisson, au moment de la nouvelle année, et qui devait débuter au moment prévu par le calendrier ? En d'autres termes, avant que l'on puisse même considérer quand commencer à compter, il doit y avoir un moisson de prête en tout premier lieu. En l'absence de moisson, le jour à partir duquel compter est déjà sujet à controverse.
La Sanctification des Nouvelles Lunes par Moïse Maimonides, montre comment les anciens Israélites avaient résolu le problème. Si une faible croissance de la récolte provoquée par le temps empêchait les grains de parvenir à maturité, ou que de violents orages rendent les routes et les ponts impraticables pour les gens qui doivent voyager lors des Fêtes, le Sacrificateur avait autorité pour déclarer une année intercalaire, ainsi on retardait le commencement de la nouvelle année d'un mois. Ce mois supplémentaire permettait aux grains de parvenir à suffisamment de maturité pour que la moisson soit fin prête. Quand normalement, la nouvelle année intercalaire s'insérait à nouveau dans le circuit, ils l'ignoraient, reportant l'alignement du cycle intercalaire au sein d'une rotation normale de sept fois dix- neuf années.
Ainsi donc, on peut voir que toutes les Fêtes de printemps s'organisaient en fonction de la maturité de la moisson qui déterminait le commencement du début de l'année. Ensuite, et seulement dans ce cas, les Pains sans Levain pouvaient servir à déterminer le Jour de l'agitation de la gerbe. Un sabbat dans les Pains sans Levain constitue un point de départ compatible pour le début du comptage.
Couper la gerbe ou moisson ?
Considérons à nouveau Deutéronome 16 : 9 "Tu compteras sept semaines ; dès que la faucille sera mise dans les blés, tu commenceras à compter sept semaines". Est-ce que "mettre la faucille dans les blés" se réfère à la coupe de l'offrande de la gerbe ou à la moisson en elle-même ? Le jour où commence la moisson, le comptage de la Pentecôte commence aussi. Cette phrase ne peut pas se référer à la coupe faite pour l'offrande de la gerbe, parce que chaque Israélite ayant une moisson à faire devait faire une offrande. Chaque Israélite n'était pas davantage excusé par Dieu en faisant une offrande de sa propre moisson, pas plus que nous sommes excusés de faire une offrande sur nos salaires quand nous nous présentons devant Dieu lors de Ses Jours Saints.
Deutéronome 16 : 16 et exode 23 : 15, nous commandent de ne pas paraître devant Dieu les mains vides. Les Israélites devaient faire de même. Pour l'offrande de la gerbe, ils devaient la couper plusieurs jours avant de la remettre aux sacrificateurs pour le Tabernacle de Silo ou plus tard au Temple de Jérusalem car ils devaient tenir compte de la période de temps pour le voyage. Nous faisons de même lorsque nous séparons nos offrandes des Jours Saints du reste de notre argent et que nous voyageons pour nous rendre à la Fête pour les offrir à Dieu.
Par conséquent, le comptage commence lorsque la moisson commence, et pas quand le fermier coupe la gerbe qu'il va offrir. Dieu commande le comptage lorsque commence le travail de la moisson. L'offrande de la gerbe par le sacrificateur, la moisson et le commencement du comptage ont tous lieu le même jour. C'est la raison pour laquelle Dieu dit dans Lévitique 23 : 11 que la gerbe soit être agitée le jour après le Sabbat. Elle ne doit pas être agitée le jour du Sabbat, au cours duquel aucun travail ne doit être effectué. Elle ne doit absolument pas l'être le premier Jour des Pains sans Levain, jour de sabbat annuel.
Pourquoi compter ?
Selon une logique terre à terre, nous pouvons dire que Dieu aurait pu donner un calendrier tout prêt avec les dates de la Pentecôte mentionnées, tout comme Il l'a fait pour les autres Fêtes. Il aurait pu nous recommander de conserver le 6 Sivan, mais Il ne l'a pas fait. Par conséquent, les Pharisiens, quelques Juifs des temps modernes et même certains qui se prétendent Chrétiens ont tort de vouloir garder le 6 Sivan, année après année, sans vouloir appliquer la méthode de comptage de Dieu qui s'impose.
Il nous instruit pour compter, mais chaque comptage qui commence à une date fixe se termine à une date fixe. Or, c'est quelque chose qu'en principe, Il ne souhaite pas, parce qu'Il ne nous a pas donné de date fixe. Aucune raison valide de contage existe, excepté celle qui est donnée dans la Bible. Etablir la Pentecôte en commençant le comptage à une date fixe, et ainsi terminer par une date fixe, nou donne l'occasion d'éviter les instructions de Dieu concernant le comptage. Nous comptons parce que Dieu nous demande de compter !
Ceci rend la date cruciale de départ du comptage déterminant. Lévitique 23 : 11 et 15 nous disent de commencer à compter "le jour après le sabbat". S'il s'agissait là d'un Jour Saint annuel, on nous aurait dit de compter depuis un jour après une date fixe soit le 16 Nisan ou le 22. Cela signifie que la Pentecôte tomberait alors soit le 6 Sivan ou le 12 Sivan. Pourquoi Dieu n'a-t-Il pas placé tout simplement ces dates à la première place ? Le sabbat hebdomadaire tombant à des dates différentes du calendrier, par conséquent, il faut prendre le jour après le sabbat hebdomadaire. Comprenez pour quelle raison il en va ainsi : selon les règles du calendrier hébreu, la Pâque, le 14 Nisan peut tomber un lundi, un mercredi, un vendredi ou un sabbat hebdomadaire. Ainsi, le premier Jour des Pains sans Levain, peut tomber soit un mardi, soit un jeudi, soit un sabbat hebdomadaire ou un dimanche. Le dernier Jour des Pains sans Levain, tout comme la Pâque, peut tomber un lundi, un mercredi, un vendredi ou lors d'un sabbat hebdomadaire.
Si la Pâque, 14 Nisan tombe un lundi, la date du sabbat hebdomadaire sera le 19 et l'agitation de la gerbe aura lieu le 20. Si elle tombe un mercredi, la date du sabbat hebdomadaire sera la 17, et l'agitation de la gerbe aura lieu le 18. Si elle tombe un vendredi, la date de sabbat hebdomadaire sera le 15, en même temps que le Premier Jour des Pains sans Levain, et l'agitation de la gerbe aura lieu le 16. Si elle tombe lors d'un sabbat hebdomadaire, le sabbat hebdomadaire suivant dans les Pains sans Levain aura lieu le 21.
Nous pouvons voir que la date du jour après le sabbat hebdomadaire qui tombe durant les Pains sans Levain bougera aussi à cause de la relation qui existe entre le sabbat hebdomadaire et le jour où la Pâque tombe. Ceci nous indique avec assurance que la date de la Pentecôte dépendra de l'une des quatre dates de Sivan, ce qui nous force chaque année à compter.
Sabbat hebdomadaire ou sabbat annuel ?
Ceci commence à nous montrer pourquoi le sabbat mentionné dans Lévitique 23 : 11 à 15 doit être un sabbat hebdomadaire comme les Sadducéens du premier siècle ainsi que Mr. Herbert Armstrong le pratiquaient et non pas le premier jour des Pains sans Levain comme les Pharisiens le croyaient, ni le dernier jour des Pains sans Levain comme les Esséniens et les Falashas (Juifs Ethiopiens) l'observaient.
La question est, quel sabbat avons-nous besoin d'isoler pour parvenir à la date correcte de la Pentecôte ? Le sabbat que nous devons choisir pour commencer le comptage doit être significatif, autrement nous pourrions arbitrairement décider de compter à partir de n'importe quel sabbat. Il en résulterait la confusion. Bien que les instructions de l'Ancien Testament semblent ambiguës sur ce point, il est raisonnable de conclure que, d'après les instructions de comptage données dans Lévitique 23 : 11 à 15 et Deutéronome 16 : 9 en relation avec les Pains sans Levain et la Pentecôte, les sabbats des Pains sans Levain sont très significatifs. Parce que les Pains sans Levain durent sept jours il n'existe qu'un et un seul sabbat hebdomadaire à dates variables, mais au sein desquelles il tombera toujours. Si nous devions renier ce lien qui existe entre les Pains sans Levain et la date à partir de laquelle nous devons commencer le comptage de la Pentecôte, les instructions de Dieu concernant ce comptage deviendraient inutilisables. Tout le monde pourrait faire ce qui "paraît droit à ses yeux" (Juges 21 : 25) et il en résulterait alors la confusion et la division.
Bien que l'agitation de la gerbe est normalement offerte durant les Pains sans Levain, le lien rassembleur entre l'agitation de la gerbe et les Pains sans Levain, c'est le sabbat. Le jour du sabbat est le signe entre Dieu et Son peuple (Exode 31 : 12 à 17), pas seulement pour identifier qui ils sont, mais dans ce cas-ci, cela sert également de point de départ pour compter la Pentecôte. Car nous devons d'abord identifier le sabbat pour commencer à compter, c'est le sabbat qui tombe dans les Pains sans Levain qui compte, et pas nécessairement l'agitation de la gerbe le dimanche. Au cours des années passées, lorsque la Pâque tombait lors d'un sabbat hebdomadaire, le seul jour de sabbat hebdomadaire qui se trouve dans les Pains sans Levain est celui du dernier jour. Néanmoins, ce sabbat est un double sabbat, il est de la plus grande importance pour le commencement du comptage, mais non pas pour l'offrande de la gerbe du jour suivant. Le sabbat hebdomadaire nous donne un modèle correct et consistant pour le commencement du comptage de la Pentecôte.
Une autre raison pour laquelle nous devrions compter à partir du sabbat hebdomadaire, c'est la présence de l'article défini hébreu ha qui précède normalement le mot "sabbat". Dans tout l'Ancien Testament, cette désignation, hashabbath, indique les sabbats hebdomadaires 95 % des cas. Dans Lévitique 23 une forme de "sabbat" apparaît en hébreu douze fois et "sabbats" deux fois. L'article ha apparaît devant le mot "sabbat" trois fois, et dans chaque cas, il se réfère au sabbat hebdomadaire. Deux de ces faits concernent le sabbat en question (versets 11 et 15). Une fois seulement il apparaît devant le mot "sabbats" (verset 15), mais là encore, il se réfère aux sabbats hebdomadaires.
Il n'est donc pas surprenant de ne trouver aucune référence sur Jésus ou l'Eglise du début qui s'impliquerait dans le rituel de l'agitation de la gerbe. Cependant, ils avaient une connaissance certaine et abondante de ces choses, et cela montre donc clairement le décompte qui se rapporte à la résurrection de Jésus. Dans presque toutes les traductions, Jean 20 : 1 est rendu par "Au premier jour de la semaine". En Grec, cette phrase donne ceci : te mia ton sabbaton. Sabbaton, peut être employé dans un sens singulier ou pluriel pour désigner "sabbat" ou "sabbats" ou encore "semaine" et "semaines".
Remarquez ce que dit Bullinger dans la Bible Campan à propos de cette phrase grecque :
Le premier jour de la semaine = "le premier (jour) des sabbats" (pluriel). En Grec : Te mia ton sabbaton. Le mot "jour" est donné rigoureusement, comme mia est au féminin, il doit s'accorder avec un nom féminin pour être compris, tandis que sabbaton est neutre. Luc 24 : 1 comporte la même chose. Nous pouvons lire dans Matthieu : "A l'aube du premier (jour) des sabbats", et Marc 16 : 2 : "Le premier (jour) des sabbats elles se rendirent…de grand matin".
Notre compréhension de l'importance de l'agitation de la gerbe en relation avec, à la fois, l'acceptation du Christ et le comptage de la Pentecôte devrait nous conduire à voir que les auteurs des Evangiles étaient en train d'établir avec exactitude le jour de l'acceptation du Christ. Ce jour était le premier jour du comptage de la Pentecôte puisqu'Il n'était pas seulement l'offrande de la gerbe et qu'il représentait aussi le commencement de la moisson spirituelle. Jean 20 : 16 à 19, prouve absolument quel sabbat, durant les Pains sans Levain, Dieu veut que nous utilisions pour déterminer le dimanche de l'agitation de la gerbe. Ces versets montrent que Jésus est monté au Père pour être accepté le jour qui suivait le sabbat hebdomadaire. Au cours de l'année ou Jésus fut crucifié, la Pâque tomba un mercredi. Il était toujours dans la tombe quand le premier Jour des Pains sans Levain, un jeudi, jour de sabbat annuel, lui succéda. Il ressuscita, tard le samedi, jour de sabbat hebdomadaire, et fut "agité" devant Dieu pour être accepté le dimanche matin suivant le sabbat hebdomadaire. Réunis ensemble, ces facteurs amènent à la conclusion que le jour de l'agitation de la gerbe est un dimanche, le jour suivant le sabbat hebdomadaire se trouvant dans les Pains sans Levain
Relations symboliques
Le symbolisme est un outil qui en dit long, et la Bible l'utilise abondamment. Il peut être utilisé pour cacher un temps quelque chose qui est facile à comprendre, ou pour la clarifier le moment venu, selon le but de notre Créateur. Considéré en lui-même, le symbolisme dans l'offrande de la gerbe est clair, mais sa relation avec une autre instruction n'est pas toujours comprise.
A quelle Fête le symbolisme de l'offrande de la gerbe se rattache le plus : à la Pâque, aux Pains sans Levain, ou à la Pentecôte ? D'après le calendrier, il est davantage associé avec les Pains sans Levain, parce qu'elle (la gerbe) est observée soit pendant, soit de manière attenante aux Pains sans Levain. Car chaque Fête joue un rôle dans le but de Dieu, toutes les Fêtes de Dieu et les rituels sont en relation les uns avec les autres. Toutefois, certaines Fêtes et certains rituels ont des relation plus proches avec les unes plutôt qu'avec les autres. Par exemple, le sacrifice de l'agneau, le 14 Nisan, a une relation directe et poussée avec la Pâque, en fait, la Pâque tourne autour de cet événement. Sa relation avec les autres Fêtes, cependant, d'après ce qu'elles enseignent, commence à se faire plus distante, bien qu'elle ait toujours quelque rapport avec elles.
Il en est de même avec l'offrande de la gerbe. Bien qu'elle soit observée dans ou proche des Pains sans Levain, son but et son symbolisme sont directement attachés à la pentecôte qui a lieu cinquante jours plus tard. Symboliquement, elle a beaucoup moins d'affinité avec les Pains sans Levain qu'avec la Pentecôte. La seule raison qui attache l'offrande de la gerbe aux Pains sans Levain, c'est quelle s'implique de façon consistante dans le début du comptage.
La Pâque et les Pains sans Levain, bien que rapprochés l'un à l'autre dans le calendrier, ne nous enseignent pas les mêmes choses. Le même scénario se reproduit avec la Fête des Tabernacles et le Dernier Grand Jour. Leur proximité dans le calendrier n'indique pas pour autant qu'ils aient une relation symbolique.
La Pâque donne une image du Christ crucifié pour le pardon de nos péchés, autant que celle du coût de la rédemption, du péché de Satan et de ce monde. Les Pains sans Levain dépeignent notre libération et ce que Dieu fait pour rendre cela possible. Ils nous montrent aussi notre continuelle responsabilité dans le fait de nous efforcer de ne pas pécher et de vaincre avec le pouvoir de Dieu. Le symbolisme et l'instruction de ces deux Fêtes sont clairement établis mais aussi très différents.
L'offrande de la gerbe représente les prémices de la première moisson de l'année offerte devant dieu, afin qu'Il l'agrée. Spirituellement, elle représente Christ, le premier fruit de la première moisson spirituelle des âmes de Dieu, montant après Sa résurrection pour être accepté devant Dieu en tant qu'offrande pour notre pardon et en tant que notre sacrificateur, l'habilitant à administrer le Saint-Esprit et à s'entremettre pour nous devant Dieu.
La Pentecôte représente le don du Saint-Esprit de Dieu qui s'imprègne en nous en tant que Ses enfants, nous plaçant ainsi dans l'Eglise, et nous donnant ainsi le pouvoir de vaincre le péché et nous donnant la possibilité d'être ressuscités (nés de nouveau) en tant que prémices dans le Royaume de Dieu faisant partie de la même moisson spirituelle qui a commencé avec Christ. L'agitation de la gerbe et la Pentecôte dépeignent toutes deux une moisson. L'une la commence, tandis que l'autre la termine. Le jour de l'agitation de la gerbe est le premier jour du comptage, tandis que la Pentecôte est le cinquantième jour. Si Christ n'avait pas été ressuscité (moissonné), ou que Son sacrifice ne fut pas accepté, le Saint-Esprit n'aurait pas été envoyé à l'humanité, il n'y aurait pas eu d'Eglise, et aucune raison d'observer la Pentecôte par les Chrétiens car il n'y aurait eu aucune moisson des prémices.
Conclusion ? L'offrande de la gerbe a une connexion directe avec la Pentecôte et une proche relation avec la Pâque, mais elle n'a qu'une relation indirecte avec les Pains sans Levain. Le symbolisme de la moisson et le fait que le jour de l'agitation de la gerbe commence le comptage qui se termine à la Pentecôte, détache l'offrande de la gerbe des Pains sans Levain, mais l'attache fermement à la Pentecôte. En d'autre termes, il s'agit bien d'un rituel de la Pentecôte, et non pas d'un rituel des Pains sans Levain dont on ne peut pas tenir compte des dates auxquelles il tombe. Quelle raison symbolique se trouve au milieu de tout ceci pour qu'on puisse conclure que l'agitation de la gerbe doit toujours être offerte durant les Pains sans Levain?
La Pâque, un jour des Pains sans Levain ?
En 2001, avec la Pâque qui a lieu lors d'un sabbat hebdomadaire, le premier jour des Pains sans Levain tombe un dimanche, et le dernier jour, lors d'un sabbat hebdomadaire. Comme nous l'avons vu, ceci soulève la question à savoir à partir de quel sabbat commencer le comptage. Est-il légitime de considérer la Pâque, le 14 Nisan, un sabbat hebdomadaire, comme le jour précédant le dimanche, jour de l'agitation de la gerbe ?
Ceci entraînerait à considérer la Pâque comme faisant partie des Pains sans Levain et que les sacrificateurs auraient procédé à l'offrande de la gerbe lors d'un jour saint, le premier jour des Pains sans Levain, plutôt qu'un jour normal de moissonnage. Si nous procédons de cette manière, le commandement qui consiste à offrir la gerbe le jour après le sabbat hebdomadaire qui tombe dans les Pains sans Levain est caduque. L'alternative consiste à attendre jusqu'au dimanche suivant, le jour après le sabbat hebdomadaire qui est compris dans les Pains sans Levain (qui est aussi le dernier jour des Pains sans Levain). Nous devons nous assurer si nous pouvons légitimement considérer la Pâque comme un jour des Pains sans Levain, ou un jour qui fait partie des Pains sans Levain. Si nous le pouvons, ceci va alors faire une différence d'une semaine entière dans notre façon d'observer la Pentecôte.
En agissant ainsi, cependant, nous rendons confus l'enseignement qui concerne les deux méthodes. Dieu a rendu cela très clair dans Lévitique 23 : 5 et 6. La Pâque s'observe le 14ème jour, et les Pains sans Levain commencent le 15ème. Bien qu'apparentées, ce sont deux fêtes distinctes et séparées.
Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs [ben-ha erivim, "entre les deux soirs"] ce sera la Pâque de l'Eternel. Et le quinzième jour de ce mois ce sera la Fête des Pains sans Levain en l'honneur de l'Eternel ; vous mangerez pendant sept jours des Pains sans Levain.
Le 14ème jour, les premiers-nés furent tués et le 15ème Israël quitta l'Egypte (Nombres 33 : 3). Ce sont deux jours bien distincts et séparés, bien qu'apparentés, d'après leur signification. Dans Exode 12 : 15 à 19, Dieu dit que les Pains sans Levain durent sept jours et pas huit comme ce serait le cas si nous devions y ajouter la pâque. De plus, Lévitique 23 : 6 nous recommande de manger des pain sans levain pendant sept jours.
Certains ont été incités à trébucher par Exode 12 : 18 et 19, à cause d'un manque de recherche, parce que ces versets semblent dire que la Pâque est un jour compris dans les Pains sans Levain :
Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir [ba'ereb, "soir", "soirée", "crépuscule", "nuit tombante" à la fin du jour, pas au commencement], vous mangerez des pains sans levain, jusqu'au soir du vingt et unième jour. Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons…
Pour confirmer que ba'ereb arrive bien à la fin du jour, remarquez Lévitique 23 : 22 ou il est utilisé en relation avec les Expiations.
Si Exode 12 : 18 et 19 affirma qu'on devrait commencer à manger du pain sans levain seulement au début du 14ème jour et cesser d'en manger au début du 21ème, alors la Pâque devient le premier jour des Pains sans Levain, un jour saint, et le 20 Nisan devient le dernier jour des Pains sans Levain ! Bien que du pain sans levain soit exigé pour la cérémonie, de la Pâque, aucun sacrifice de la Pâque n'a jamais contenu de levain (Exode 23 : 18), la Bible n'a jamais considéré toute cette journée comme sans levain ou comme faisant partie des Pains sans Levain.
Masqué dans le Grec de Matthieu 26 : 17, dans Marc 14 : 1 et 12 et dans Luc 22 : 7, la Pâque est considérée comme "la première journée des Pains sans Levain". Cela a cause du pain sans levain utilisé le 14ème jour, lors de la cérémonie de la Pâque. Une comparaison avec l'Ancien Testament cependant, nous dévoile le fait que cette méprise vient d'un usage populaire qui s'est vulgarisé durant l'époque du Nouveau Testament. Dans l'Ancien Testament, quelque chose d'apparenté à une telle vulgarisation se trouve dans Deutéronome 16, où le premier jour des Pains sans Levain est appelé "la Pâque", tandis que le contexte décrit clairement le premier jour des Pains sans Levain. Les gens, de façon populaire, ont utilisé la Pâque et les Pains sans Levain de manière interchangeable, et la Bible cite cette pratique, bien que la "Pâque" était le terme le plus généralement employé pour toute cette période.
Cette méthode n'est pas peu commune. Aujourd'hui, nous nous référons communément à la Fête des Tabernacles et au Dernier Grand Jour comme s'il s'agissait de la "Fête" ou des "Tabernacles", bien que nous comprenions clairement que la Fête des Tabernacles et le Dernier Grand Jour sont deux fêtes séparées. Il en allait ainsi avec la Pâque au temps du Christ et des Apôtres. Ni notre façon d'interpréter les "Tabernacles", ni celle des Juifs qui interprétaient la "Pâque" à leur manière, ne modifie l'autorité de l'intention de Dieu mentionnée dans les Ecritures.
La Pâque et les Pains sans Levain, sont deux fêtes séparées, chacune ayant un intérêt différent, mais toutes deux ayant des affinité communes. Les confondre au point d'en faire une seule fête outrepasse les bornes des Ecritures et introduit la confusion dans l'instruction. Les Pharisiens faisaient cela et ont ainsi prouvé que le mélange produit la faiblesse et non la force. Ainsi, la Pâque, même lorsqu'elle tombe un sabbat hebdomadaire, ne fait jamais partie légalement des Pains sans Levain et ne peut pas être utilisée pour déterminer le jour de l'agitation de la gerbe. Si on l'utilise comme point de départ, elle place l'offrande de la gerbe lors d'un sabbat, ce qui est une violation de l'instruction selon Lévitique 23 : 11 et Deutéronome 16 : 9, qui montrent qu'elle doit se situer après le sabbat et lors d'un jour normal de travail.
Nous devons en conclure alors, que si nous n'acceptons pas le fait que le sabbat mentionné dans Lévitique 23 : 11 et 15 est le sabbat hebdomadaire situé dans les Pains sans Levain, nous nous trouvons sans point d'ancrage consistant à partir duquel on peut commencer le comptage. Ces deux seuls versets dans l'Ancien Testament montrent quand agiter la gerbe. Pourquoi pas n'importe quel autre Sabbat, Jour Saint ou hebdomadaire ? Jean 20 : 1 et 17, confirme absolument que jésus fut "agité" le dimanche suivant le sabbat hebdomadaire pendant les Pains sans Levain. Lorsque le Pâque tombe lors d'un sabbat hebdomadaire, le seul sabbat compris dans les Pains sans Levain est aussi le dernier jour des Pains sans Levain. Lorsque la Pâque tombe lors du sabbat hebdomadaire, devrions-nous rejeter la règle utilisée pour calculer la Pentecôte lors de toutes les autres années ? La Pentecôte est toujours calculée à partir du sabbat hebdomadaire compris dans les Pains sans Levain. Nulle part Dieu dit d'altérer cette règle durant une année comme celle-ci.
Agiter la gerbe lors d'un sabbat ?
Lorsque la Pâque tombe lors d'un sabbat hebdomadaire, et si l'agitation de la gerbe tombe le jour suivant, elle :
1. suit un sabbat qui ne se trouve pas dans les Pains sans Levain,
2. occasionne l'agitation de la gerbe (et le commencement de la moisson) le jour d'un sabbat annuel, un jour de repos ; plutôt qu'à un jour de travail et
3. se présente à nous comme une image symbolique particulière de Christ ressuscité immédiatement après qu'Il ait été mis symboliquement dans la tombe !
Les Ecritures montrent qu'Il a été mis dans la tombe lors de la Pâque au moment proche du coucher du soleil et Il fut ressuscité 72 heures plus tard lors du sabbat au moment du coucher du soleil. Lorsque la Pâque tombe un sabbat hebdomadaire, est-ce que ce même jour du calendrier peut représenter à la fois la crucifixion, la mort, l'enterrement et la résurrection du Christ ? Ceci ne détruit-il pas totalement le signe que Jésus à donné comme évidence de Son messianisme, Lui qui est resté trois jours et trois nuits dans la tombe ? Le symbolisme fonctionne seulement lorsque la Pâque tombe un mercredi, précisément comme ce fut le cas lorsque le Christ mourut .Lorsque la Pâque tombe un lundi, un vendredi ou un sabbat hebdomadaire, le symbolisme pur ne peut être retenu. Les arguments sur le symbolisme de l'Eglise Universelle de Dieu deviennent encore plus fumeux et ne reflètent que le fait sans le démontrer. Où se trouve l'autorité des Ecritures pour prouver un tel usage, une telle affirmation ?
Est-ce que le dimanche suivant, le 22 Nisan, peut-être le dimanche de l'agitation de la gerbe ? Oui, tout comme lorsque la Pâque tombe un lundi ou un vendredi. Si la Pâque avait eu lieu lors d'un sabbat hebdomadaire, Jésus aurait été dans la tombe trois jours et trois nuits et Il aurait ressuscité. Bien que l'attente aurait été plus longue suivant La résurrection, Il aurait été tout à fait prêt pour monter ver le Père et être accepté le dimanche 22 Nisan, lors de l'agitation de la gerbe.
Le calendrier de 1994 (année ou la Pâque fut lors d'un sabbat) publié par les Juifs Messianiques (Publications Messianiques, 6204 Park Heights, Baltimore, MD 21215), inscrit deux jours pour l'offrande de la gerbe, lundi 28 mars (16 Nisan) pour la tradition Pharisaïque et dimanche 3 avril (22 Nisan) pour la tradition Sadducéenne. Ces Juifs modernes reconnaissent que les ancien Sadducéens comprenaient que le jour de l'agitation de la gerbe pouvait tomber après les Pains sans Levain.
Est-ce que agiter la gerbe, un jour saint peut présenter un problème ? Oui, bien sûr ! Premièrement, la Bible demande de l'agiter le jour après le sabbat. Peut-elle donc être légitimement agitée un sabbat, un jour saint, un jour de repos ? N'est-ce pas se détourner des Ecritures que de prendre un sabbat pour un jour normal de travail ? Les sectes juives s'en tiennent toutes à un jour de travail pour l'agitation de la gerbe. Bien qu'ils l'observent à des jours différents, les Pharisiens, les Esséniens et le Falashas agitent tous la gerbe un jour normal de travail. Aucune trace de leurs pratiques n'a jamais été retrouvée montrant qu'ils offraient la gerbe un jour saint de sabbat. Apparemment, ce n'est pas à cause du travail sacerdotal nécessaire pour accomplir l'offrande, mais parce qu'une fois l'offrande accomplie, les gens étaient libres pour commencer la moisson sérieusement, parce que le comptage de la Pentecôte commence lorsque la faucille est mise dans les blés(Deutéronome 16 : 9).
L'Histoire montre que les gens commençaient habituellement à travailler vers midi, en ce jour d'agitation de la gerbe, parce que l'offrande était normalement programmée pour être accomplie par le sacrificateur entre neuf heures du matin et midi.
Dans l'article : "Ce que vous devez savoir concernant la Pentecôte du Nouveau Testament", du Good News de Juin 1974, Garner Ted Armstrong et Raymond McNair écrivent :
Durant cette époque de la jeune Eglise du Nouveau Testament, les Sadducéens et les sacrificateurs prenaient le sabbat hebdomadaire de la saison de la Pâque comme repère à partir duquel on comptait les cinquante jours de la Pentecôte. Ce fut juste très peu d'années avant la chute de Jérusalem que les Pharisiens finalement obtinrent le contrôle du Temple et modifièrent le comptage de la Pentecôte, le faisant démarrer le lendemain du premier Sabbat Annuel durant le Pains sans Levain.
…Il nous est recommandé de commencer à compter "sept semaines" ou "sept sabbats" à partir (de manière inclusive), ou en commençant par le dimanche de l'agitation de la gerbe qui doit toujours tomber pendant les Pains sans Levain.
… Les Sadducéens et la plupart des érudits Chrétiens à travers l'histoire ont conclu de manière erronée, que le dimanche de l'agitation de la gerbe pouvait quelquefois tomber hors des Pains sans Levain. Mais ceci est incorrect (p.5 soulignèrent-ils).
D'où détiennent-ils leur autorité pour dire que les sadducéens et les érudits Chrétiens à travers l'histoire ont conclu, de manière erronée que le dimanche de l'agitation de la gerbe pouvait tomber quelquefois hors des Pains sans Levain ? Aucune réfutation de la sorte d'une telle pratique apparaît dans toute la Bible et aucun corps religieux utilisant la Bible et mentionnant ses propres pratiques, n'a jamais placé l'offrande de la gerbe lors d'un sabbat dans le but de la placer dans les Pains sans Levain.
Est-ce que le fait d'avoir l'agitation de la gerbe après les Pains sans Levain, laisse le Christ symboliquement suspendu sur la croix ou enterré durant toute la période (des Pains sans Levain) qui représente Son travail de sacrificateur, nous purifiant du péché et nous délivrant de son pouvoir ? Bien sûr que non.
La prophétie de Daniel 9 : 26 et 27 dit que le Messie fut retranché "au milieu de la semaine". Cet accomplissement est un signe du Messie. Ceci signifie qu'Il devait être crucifié lors d'une année où la Pâque tombe un mercredi, ce qui rend impossible pour Lui, le fait d'être tué lors d'une année où la Pâque tombe un lundi, un vendredi, ou un sabbat hebdomadaire. La crucifixion ne pouvait pas couvrir chaque jour possible sur lequel la Pâque pouvait tomber. Dieu a opté pour un arrangement du calendrier qui devait couvrir le plus grand nombre de scénarii ; ainsi, huit années sur neuf, l'agitation de la gerbe tombera dans les Pains sans Levain. En soi, cependant, ceci n'est pas une raison pour changer la règle de comptage de la Pentecôte dans l'année ou ce comptage n'est pas courant. Rien dans les Ecritures ou dans l'histoire n'admet une telle thèse. Changer les instructions établies dans Lévitique 23 : 11 et 15 ; Deutéronome 16 : 9 et confirmées dans Jean 20 : 1 et 17 ne fait qu'installer la confusion.
Les Ecritures exigent aussi que le Christ demeura trois jours et trois nuits pour qu'Il soit l'authentique Messie (Matthieu 12 : 38 à 40). Dans une année comme celle-ci, en suivant le scénario de l'Eglise Universelle de Dieu, Le Christ se retrouve symboliquement crucifié à la Pâque (lors d'un sabbat hebdomadaire), enterré au moment du coucher du soleil, immédiatement debout le même jour et accepté le matin suivant, ayant passé tout au plus, seulement quelques minutes dans la tombe. Cela dénie virtuellement la nécessité selon laquelle Christ doit être dans la tombe trois jours et trois nuits pour que le cycle soit accompli. Il est un fait que chaque aspect du symbolisme ne peut pas se mettre en harmonie avec chaque scénario possible et prophétique du calendrier rendant réalisable le comptage de cette Pentecôte. Il est inutile d'essayer de forcer les choses.
L'argument symbolique de l'Eglise Universelle de Dieu
Le symbolisme impliqué dans la décision de l'Eglise Universelle de Dieu fait surgir un autre problème de logique. Le Matériel d'Etude de la Pentecôte datant de1974 à la p.56-58, nous porte à croire que l'accomplissement du plan de Dieu doit se produire dans une ordre spécifique :
1 ) Le Christ en tant que sacrifice de la Pâque
2) Acceptation de Son sacrifice par le Père
3) La rupture du Chrétien d'avec sa vie de péchés qui suit l'acceptation du sacrifice. Ils arguent alors que le 22 Nisan, le dimanche de l'agitation de la gerbe image faussement le croyant sortant du péché devant le Père qui accepte le sacrifice du Christ.
Cependant, est-ce que le fait de manger du pain sans levain, signifiant le croyant expulsant le péché de sa vie, ne commence pas au début du 15 Nisan ? Est-ce que le 15 Nisan ne commence pas au coucher du soleil ? Lorsque l'Eglise Universelle de Dieu a placé l'agitation de la gerbe le dimanche, premier jour des Pains sans Levain, le 15 Nisan à commencé une demi-journée avant que l'agitation de la gerbe ne soit offerte ! Même au cours d'une année normale cette séquence est déjà caduque ! l'enseignement symbolique toutefois reste consistant, il illustre que le travail du Chrétien qui consiste à se débarrasser de sa vie de péchés commence avant l'acceptation du Père !
Une autre difficulté apparaît au cours de ce mélange, symboliquement Dieu envoya Son Saint-Esprit seulement lors de la Pentecôte, symboliquement longtemps après que le Chrétien ait mit le péché hors de sa vie, en fait c'est lors de la réception du Saint-Esprit que le Chrétien est capable de se débarrasser du péché !
Considérez que la Pâque tombe plus souvent un lundi, un mercredi ou un vendredi. Lorsqu'elle tombe un lundi, mardi est le premier jour des Pains sans Levain, et le lundi suivant est le dernier jour des Pains sans Levain. Au cours d'une telle année, cinq jours pleins s'écoulent avant que l'agitation de la gerbe soit effectuée. Quelle différence y-a-t-il si l'offrande le la gerbe doit attendre un, trois, cinq ou sept jours pleins durant les Pains sans Levain ? Quelle loi est transgressée ? Chacune de ces quatre manières dépeint le Christ passant du temps dans la tombe, et illustre symboliquement qu'Il était véritablement mort enterré et accomplissant le signe de Son messianisme.
La séquence de l'Eglise Universelle de Dieu entache sévèrement cet enseignement et altère en outre arbitrairement la règle établie dans Lévitique 23 : 11 et 15. Il faut ajouter qu'elle place le jour de l'agitation de la gerbe pendant un Jour Saint, un jour de repos dont l'enseignement et le symbolisme sont entièrement différents. Toutes ces variances produites par ces quatre jours différents ou la Pâque peut tomber, nous montrent que Dieu ne nous demande pas une application du symbolisme dans un ordre chronologique. Au lieu de cela, le symbolisme outrepassé ; sont but est général plutôt que spécifique. Il n'a aucun poids pour nous permettre de fouler aux pieds une loi.
Josué 5
Quiconque prend la décision de changer la manière de compter, évidemment décide aussi de changer le sens du symbolisme de Josué 5 : 10 à 12. Et de conclure : "En mettant tous ces points ensemble, il apparaît que l'agitation de la gerbe doit toujours avoir été offerte pendant les Pains sans Levain et non pas après cette période" (p. 58, soulignèrent-ils). S 'il en va ainsi, où peut-on lire que des gens ont agit ainsi ?
Cependant, l'Eglise Universelle de Dieu n'a jamais entrepris une grande recherche livrant une véritable compréhension de Josué 5 : 10 à 12. Le résultat est une erreur, remplie d'une interprétation qui leur est personnelle.
Les enfants d'Israël campèrent à Guilgal ;et ils célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, sur le soir, dans les plaines de Jéricho. Ils mangèrent du blé du pays le lendemain de la Pâque, des pains sans levain et du grain rôti ; ils en mangèrent ce même jour. La manne cessa le lendemain de la Pâque, quand il mangèrent du blé du pays ; les enfants d'Israël n'eurent plus de manne, et ils mangèrent des produits du pays de Canaan cette année-là. (Josué 5 : 10 à 12)
A partir de ces versets, le Matériel d'Etude de la Pentecôte conclut :
Puisque les enfant d'Israël mangèrent les produits du pays (grains),le jour après la Pâque (le 15 Nisan), et puisqu'ils ne pouvaient pas manger de leurs grains jusqu'à ce qu'ils eurent présenté l'omer (comptage des 50 jours), ils durent avoir offert, par conséquent, la gerbe le matin du 15ème jour qui devait être un dimanche.
Ceci, en revanche, montrerait que le jour de la Pâque (le 14 Nisan) était bien un sabbat hebdomadaire; et cela montrerait que durant ces années où le dernier jour des Pains sans Levain coïncide avec le sabbat hebdomadaire, Dieu incita les sacrificateurs à compter la Pentecôte à partir du dimanche suivant le sabbat hebdomadaire qui précédait immédiatement les Pains sans Levain. De ce fait, l'agitation de la gerbe aurait toujours lieu pendant les Pains sans Levain.
N'avez-vous jamais remarqué la nature flexible et le penchant ingénieux de l'homme pour se créer des exceptions ? Ce comportement s'embraye rapidement vers une bévue, une faute chaque fois qu'une personne est confrontée à une règle qu'elle trouve pénible, ou une circonstance avec laquelle elle se sent inconfortable. C'est alors que cette personne se dit à elle-même : "ceci ne s'applique pas à moi".
Ceci se produit fréquemment avec les limitations de vitesses. Plus rapidement qu'en un clin d'œil, notre esprit trouve une justification pour aller plus vite que la loi ne l'autorise On dit : "Je suis en retard", ou bien "Je suis pressé", ou "cette loi sur la limitation de vitesse s'applique lorsque le trafic est chargé", ou encore "La police permet de dépasser cette limitation de 5 kilomètres heure". En principe, c'est ce qui est arrivé avec l'interprétation de Josué 5 dans l'Eglise Universelle de Dieu. L'interprétation est devenue une justification pour modifier la manière cohérente du jour de l'agitation de la gerbe qui est déterminée au cours de toutes les autres années, comme étant me dimanche suivant le sabbat hebdomadaire pendant les Pains sans Levain.
La cohérence unifie ; l'incohérence crée la diversité, l'incertitude et finalement la confusion. A ma connaissance, personne jusqu'à ce que L'Eglise Universelle de Dieu ne commence à le faire en 1974, n'a jamais commencé à compter à partir de n'importe où, excepté du jour suivant le sabbat dans les Pains sans Levain. Pourquoi ? Parce que chaque autre groupe, a clairement perçu le sabbat comme étant placé là, sans aucune permission de le mettre ailleurs. Ceci ne signifie pas que certains individus au sein de ces groupes n'exprimaient pas leur opinion en écrivant que le sabbat pouvait tomber en dehors de Pains sans Levain. Cependant, la secte ou le groupe auquel ils appartenaient ne pratiquait pas ces opinions.
Ce qui suit est une liste des exigences que Dieu à prescrites pour accomplir l'offrande de la gerbe :
1. Exode 23 : 14-19 : Les offrandes devaient provenir de leur propre labeur et des champs qu'ils avaient eux-mêmes semé. Lorsque nous rapprochons ceci des circonstances de Josué 5, il devient clair que ces offrandes devaient être les prémices, non abîmés, non spoliés. Il n'y a aucune place pour l'exception.
2. Lévitique 23 : 10 : Cela devait provenir de leur propre pays. Il est donc clair que lorsqu'ils étaient dans le désert, ils ne faisaient pas cette offrande.
3. Lévitique 23 : 14 et Deutéronome 16 : 9 : la gerbe devait être agitée, à la fois avant la moisson et la consommation de la récolte.
4. Lévitique 23 : 12-13 : Cette offrande particulière consumée par le feu devait accompagner l'offrande de la gerbe. Sans elle, cette dernière aurait été une offrande incomplète. Il n'y a aucune exception à cela.
5. Lévitique 22 : 17-25 : une offrande ne peut pas provenir de la possession étrangère, un principe qui s'applique à toutes les offrandes nationales, sans exceptions. Dieu doit toujours recevoir le meilleur, quelle que soit l'offrande concernée. S'il vous plait, lisez Malachie 1 : 6-14.
6. Deutéronome 12 : 4-14 : Les Israélites ne pouvaient pas faire des offrande nationales jusqu'à ce que le Tabernacle et l'autel d'airain soient installés. La Bible ne fait aucune exception aux évènements de Josué 5. Le Tabernacle n'était pas encore installé à Silo ; il fallut attendre sept années supplémentaires.
La Pâque fut-elle observée ?
L'Eglise Universelle de Dieu et nombre de ses fractions présument que les évènements de Josué 5 : 10-12, signifient seulement que, manger des pains sans levain, et des blés rôtis, la pâque se passait lors d'un sabbat hebdomadaire et que le jour suivant, jour de l'agitation de la gerbe était le premier jour des Pains sans Levain. Cependant, rien dans le contexte n'affirme péremptoirement ces assertions, pas plus qu'il n'indique nulle part l'offrande de la gerbe accompagnée de l'offrande consumée par le feu. Cependant, discernons vraiment ce que Josué 5 : 10-12 affirme. Peu de personnes savent que ces évènements se produisirent lors de l'anniversaire de deux évènements significatifs antérieurs de l'histoire d'Israël. Ils sont également reliés aux évènements de la crucifixion du Christ et notre possibilité d'être les Enfants de Dieu.
Remarquez ce que Paul déclare dans Galates 3 : 17, 29 :
Voici ce que j'entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cent trente ans plus tard… Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.
Les mots clés pour nous à ce stade sont : "disposition", "confirmée", "promesse" et "quatre cent trente ans". Ces mots jouent un rôle significatif montrant la fidélité de Dieu envers Ses promesses et que Sa fidélité est la raison par laquelle nous pouvons devenir la semence spirituelle d'Abraham. Il nous faut y ajouter pour notre compréhension Exode 12 : 39-42 :
Ils firent des gâteaux cuits sans levain avec la pâte qu'ils avaient emportée d'Egypte, et qui n'était pas levée ; car ils avaient été chassés d'Egypte, sans pouvoir tarder, et sans prendre des provisions avec eux. Le séjour des enfants d'Israël en Egypte fut de quatre cent trente ans. Et au bout de quatre cent trente ans, le jour même, toutes les armées de l'Eternel sortirent du pays d'Egypte. Cette nuit sera célébrée en l'honneur de l'Eternel, parce qu'il les fit sortir du pays d'Egypte ; cette nuit sera célébrée en l'honneur de l'Eternel par tous les enfants d'Israël et par leurs descendants.
Remarquez trois points ici : le pains sans levain, Israël quittant l'Egypte et que ceci se produit exactement quatre cent trente ans, le jour même, au court de sa partie nocturne, d'un évènement antérieur. Cet événement antérieur se trouve dans Genèse chapitre 14 et 15, promesse d'alliance entre Dieu est Abraham. Les Israélites quittèrent l'Egypte dans la nuit après leur première expérience de la Pâque, c'est-à-dire, le début du jour qui nous appelons premier jours des Pains sans Levain, le 15 Nisan. Donc, les dates de Josué 5 : 10-12 sont parallèles à Genèse chapitre 14 et 15, à Exode chapitre 12 et 13 et à la crucifixion du Christ.
Exode 12 : 43-50 rappelle que la circoncision a été commandée de façon préalable, nécessaire pour prendre la Pâque. Le verset 51 ne signifie pas que les Israélites étaient tous circoncis ce jour-là, mais ils se réfère à "ce même jour" mentionné au verset 41. A ce niveau, dans l'histoire de l'Exode, ils devaient déjà avoir pris la Pâque et devaient déjà être circoncis. Cet épisode est un rappel pour toute autre future Pâque selon laquelle tout Israélite ou étranger devait être circoncis.
Dans Genèse 14 : 17-20, Melchisédech (Christ) offre du pain et du vin à Abram. Si nous revenons aux évènements de Genèse 15, la compréhension de "ce même jour" d'Exode 12 : 41 et de l'institution du pain et du vin de la part de Christ durant Sa dernière Pâque, on voit que ceci c'est passé au début du 14ème jour, peut-être même au crépuscule. Selon ces conditions, Abraham demanda des explications à propos de son héritage (Genèse 15 : 2-3), parce qu'auparavant Dieu avait dit que la famille d'Abraham serait grande (Genèse 12 : 2-3). En réponse, Dieu lui promet une descendance innombrable, utilisant une illustration qui met en demeure Abraham de compter les étoiles du ciel (Genèse 15 : 4-5).
Le crépuscule est nettement passé (les étoiles sont visibles) et maintenant, il doit être la partie noire, obscure de Nisan 14. Jean 13 : 30 et 1 Corinthiens 11 : 23 confirment le même temps en général concernant les évènements de la dernière Pâque du Christ. La partie diurne du 14ème jour s'avance.
Dans Genèse 15 : 8-17, Abraham demande à l'évidence que Dieu veuille bien agir. Il reçoit alors un commandement de préparer un sacrifice et une prophétie supplémentaire concernant sa future famille. Genèse 15 : 12, montre qu'il a accompli le sacrifice durant la partie diurne du 14ème jour. Par ce sacrifice, Dieu ratifie Sa promesse vis-à-vis d'Abraham. Beaucoup se demandèrent pourquoi le Christ fut sacrifié durant la partie diurne du 14ème jour, durant l'après-midi, plutôt qu'en début de journée ce qui aurait été plus en alignement avec le service de la Pâque, dans la partie crépusculaire du 14ème jour. Voilà pourquoi. De même qu'Il à ratifié Sa promesse de l'Alliance avec Abraham par son sacrifice, le sacrifice du Christ cautionne la ratification de la Nouvelle Alliance. Le sacrifice du Christ, par décret de Dieu doit s'aligner avec la ratification de Sa promesse d'alliance avec Abraham. Dans le sacrifice du Christ, la mort et l'enterrement, Dieu met ensemble au cours de cet événement les principaux éléments à la fois de la promesse de l'alliance avec Abraham et de la Pâque.
Remarquez spécialement combien est proche cet alignement chronologique. Le verset 12 spécifie notamment : "au coucher du soleil". Donc, ce sacrifice, comme celui du Christ, prend place dans l'après-midi. Tard dans l'après-midi, une grande obscurité et l'horreur s'abattent sur Abraham, ce qui lui permet de goûter un peu à l'horreur vécue par Christ face à Sa crucifixion lorsque Dieu le délaissa. En plus, Moïse ajoute un détail qui n'apparaît pas clairement lors de la crucifixion du Christ : Abraham eut à chasser certains vautours. Ces vils oiseaux sont un symbole biblique représentant des démons. Ce détail suggère qu'une grande bataille spirituelle se produisit, durant laquelle les démons injurièrent et persécutèrent Christ pour l'inciter à abandonner. Il dut les combattre seul parce que le Père L'avait délaissé.
Au cour des évènements de Genèse 15 : 17-21, le soleil était parti et il faisait sombre. Dans la séquence de la crucifixion, au cours de la nuit le Fils fut placé dans Sa tombe. Ceci se passe maintenant le 15 Nisan, le jour qui devient le premier jour des Pains sans Levain, la partie connue pour être la Soirée Mémorable, "ce même jour" d'Exode 12 : 41. Nombres 33 : 3, confirme qu'Israël quitta l'Egypte le 15 Nisan, mais Exode 12 : 42, déclare spécifiquement qu'Israël commença à partir au cours de la nuit, et Dieu appelle cette nuit là, "la Soirée Mémorable". Pourquoi, parce que les premiers-nés des Egyptiens ont été tués, les descendants d'Abraham sont libérés de leur esclavage et libres de quitter l'Egypte. Les premiers-nés d'Egypte deviennent donc un exemple du Véritable Premier-né, Jésus-Christ, sacrifié pour nos péchés qui nous asservissent à l'Egypte spirituelle.
Genèse 15 : 10 et 17, nous montre une petite façon de l'ancienne pratique de conclure de sérieuses alliances. Ceux qui voulaient une alliance devaient préparer un sacrifice en partageant des animaux ou des oiseaux en deux ; ensuite les deux parties passaient entre les carcasses partagées. Ceci symbolisait le sérieux de leurs intentions par le fait que les carcasses divisées représentaient ce qui leur arriverait s'ils ne gardaient pas leur serment ! Ils risquaient leur vie. Les carcasses étaient alors consumées, ce qui symbolisait leur accord.
La fournaise fumante représente Dieu. Dans de nombreux exemples de la Bible, Dieu se représente sous l'image d'un feu (ex : le buisson ardent et la colonne de feu). Le sacrifice dans Genèse 15 est intéressant par le fait même que Dieu seulement passe entre les carcasses divisées parce qu'en réalité ceci est le serment d'une seule partie, Dieu, afin de garder Sa promesse. Dans ce cas spécifique, Abraham n'a convenu de rien, mais Dieu s'engage Lui-même sérieusement à satisfaire aux exigences de Sa promesse, complètement. Sa promesse sera remplie seulement à cause du caractère et de la grâce de Dieu.
Le 14ème jour, donc signifie la ratification de la promesse par le sacrifice, et le 15ème, ce qui se trouve accompli par l'action visible et évidente de la fidélité de Dieu (ex : le Israélites rendus libres).
Ce scénario et Josué 5 : 10-12
Lorsque Israël s'approcha de la Terre Promise, ils marchèrent en provenance du Sud en direction du nord. Lorsqu'ils atteignirent Moab, ils changèrent de direction pour contourner Moab. Durant cette manœuvre, ils rencontrèrent des groupes de Madianites contre lesquels ils se battirent et finirent par les vaincre. Ensuite, ils finirent par atteindre la rive Est du Jourdain, et se retrouvèrent dans la Terre Promise. C'est à ce moment là que les tribus de Ruben et de Gad et de la moitié de Manassé approchèrent de Moïse pour proclamer que le territoire qui se trouvait sur la rive Est était le leur. Dieu accepta leur requête avec la clause conditionnelle selon laquelle leur armées devaient se joindre au reste des tribus Israélites, jusqu'à ce que la rive Ouest du pays soit assujetti.
Josué donna cet ordre aux officiers du peuple : Parcourez le camp, et voici ce que vous commanderez au peuple : Préparez-vous des provisions, car dans trois jours vous passerez ce Jourdain pour aller conquérir le pays dont l'Eternel, votre Dieu, vous donne la possession. (Josué 1 : 10-11)
D'où provenait cette nourriture ? cela ne pouvait pas être la manne, parce que la manne ne pouvait être stockée. Il se peut que ce soit de la viande provenant des bêtes abattues au sein des troupeaux qui voyageaient avec eux. A l'évidence, il se peut que les Israélites étaient déjà rassemblés et peut-être mangeaient-ils les produits des terres conquises. L'histoire ne dit pas de quelle terre, mais il pourrait s'agir de la Terre Promise, parce que certaines étaient déjà recensées sur la rive Est du Jourdain. Josué 4 : 19 nous donne un aperçu de la date ou les Israélites entrèrent dans le territoire le 10ème jour du premier mois, mais il ne nous donne aucune indication sur le jour de la semaine dont il s'agissait. C'était ce même jour où Christ fit une entrée triomphale à Jérusalem sur le dos d'un âne, avant Sa crucifixion et le moment pour les gens de choisir un agneau pour la pâque. Ces dates s'alignent ave Genèse 14-15 et Exode 12.
Josué 5 : 2-9, rapporte les circoncisions qui s'effectuèrent à Guilgal. On y voit aucune date, mais je pense qu'elles eurent lieu le 11 Nisan, car Josué désirait obéir à Dieu dès que possible, et assujettir le pays immédiatement. Guilgal signifie "roulé dessus", et indique que Dieu a officiellement "roulé dessus" ou effacé la honte de la captivité d'Israël en Egypte et de leur conduite dans le désert.
La circoncision était nécessaire pour au moins deux raisons : d'abord, pour rendre les Israélites incirconcis capables de prendre la Pâque le 14ème jour et deuxièmement, pour avoir un lot de gens pleinement engagés et préparés à combattre dans des guerres et assujettir le territoire. Remarquez que l'assaut sur Jéricho suivit immédiatement après ces évènements. Dans l'application spirituelle de la circoncision, Dieu fait la Nouvelle Alliance seulement avec ceux qui sont circoncis de cœur et seuls des gens engagés feront partie de Son Royaume dont la Terre Promise est un exemple. A travers la circoncision et le "roulé dessus", Dieu prépare les gens à l'étape suivante, utile pour vivre dans le pays et pour en prendre possession.
Ceux qui furent circoncis restèrent au camp de Guilgal jusqu'à ce qu'ils furent guéris. Car Israël observa la Pâque à domicile, la circoncision n'affecta pas les hommes qui l'observèrent. La Bible ne contient absolument aucun signe de guérison miraculeuse ou d'intervention chirurgicale spéciale et rapide due a une bonne santé.
Ensuite, comme le 14ème jour commençait qu crépuscule, les Israélites tuèrent les agneaux comme le recommande Exode 12 : 1-6. Certains, dont Josué, Caleb et d'autres âgés de plus de 40 ans, se rappelèrent sans aucun doute de leur expérience en Egypte. Si le fait que quelqu'un ait pu observer la Pâque dans le désert est discutable puisque la Bible ne dit rien de tel, en revanche Exode 12: 25 leur recommande de l'observer lorsqu'ils arrivèrent au pays. Après le repas de la Pâque, les Israélites brûlèrent toutes les parties qui restèrent de l'agneau et demeurèrent dans leur maison jusqu'au matin.
Ceci nous amène à la partie diurne du 14ème jour. Que firent-il alors ? Ils firent ce que nous faisons aujourd'hui. Il s'agit du jour de préparation du 1er jour des Pains sans Levain, ils firent donc les préparations finales afin de l'observer. La manne apparut ce jour-là parce que la Pâque n'est pas un jour de sabbat, mais un jour de préparation d'un Sabbat Annuel. Par conséquent, ils rassemblèrent une double portion de nourriture en anticipant sur ce jour saint, un Sabbat annuel (Exode 16 : 25-30). Dieu est concerné par le témoignage de Son peuple dans toutes Ses saintes convocations, ainsi, ils n'avaient aucune excuse de ne pas savoir qu'il fallait effectuer une double collecte.
Exode 13 : 3-10, commande à Israël d'observer les Pains sans Levain et attire spécifiquement l'attention sur le jour ou ils quittèrent l'Egypte. Quand commence le 15 Nisan ? Au coucher du soleil. Le coucher du soleil entre le 14 et le 15 Nisan commence la Soirée Mémorable, la toute première en Terre Promise. Chronologiquement, ceci nous amène à nous aligner avec Genèse 15 : 17, Exode 12 : 40-42 et Christ étant dans la tombe. Les deux premiers sont séparés par 430 ans jour pour jour, et maintenant dans Josué 5 : 11, exactement quarante ans plus tard, les descendants d'Abraham sont dans le territoire pour observer la Soirée Mémorable. Remarquez dans Josué 5 : 11, la phrase "ce même jour" apparaît. Ceci est arrivé la nuit, et naturellement lors de la partie diurne la commémoration suit la fidélité de Dieu à Sa promesse faite à Abraham et à sa semence, à la fois, à propos des Israélites en tant que semence physique et nous, maintenant en tant que Sa semence spirituelle. Ces évènements tombant à des dates spécifiques, alors qu'Israël entra dans la Terre Promise, ne sont pas pure coïncidence.
Israël agita-t-il la gerbe ?
Nantis de cette information, nous devons connaître les dates des moments où eurent lieu ces évènements, mais elles ne révèlent en aucune façon quels jours de la semaine ils tombèrent. Si Israël agita la gerbe, quand le fit-il ? Cela semble critique à ce stade, puisque cela se passe pour la première fois dans le territoire. Mais Josué ne dit absolument rien à ce propos.
Nous savons que l'observance de la Pâque commence au crépuscule, lorsque l'agneau est tué, mais la grandeur de cela est observée la nuit. Nous savons aussi que vingt-quatre heures après la Pâque commence la Soirée Mémorable. Le premier jour des Pains sans Levain commence avec cette observance la nuit. Le 15ème jour, commençant avec l'observance de la Soirée Mémorable, le peuple pouvait manger des pains sans levain, tout comme nous le faisons aujourd'hui, car cela est un événement significatif dans l'histoire du peuple de Dieu.
D'où provenait le blé et les grain rôtis pour préparer le pains sans levain ? C'était du blé du pays, exactement comme le dit le passage des écritures (Josué 1 : 11). Ils ont probablement utilisé l'ancien maïs confisqué dans les greniers de Cananéens ou moissonné suffisamment de grains laissés par les cananéens dans les champs alors qu'ils fuyaient les Israélites. Ils disposaient de suffisamment de temps pour faire de telles préparations. Josué 5 : 11 dit que les Israélites mangeaient du pains sans levain et du grain rôti le jour après la pâque. Le jour ne signifie pas nécessairement "la partie diurne", mais simplement une portion des 24 heures du jour. L'observance de la Soirée Mémorable est une partie significative du jour après la Pâque.
Les Israélites se reposèrent durant ce jour saint. Ils purent manger de la manne, aussi bien que des préparations sans levain. Le 16ème jour, le jour suivant, alors qu'ils s'attendaient à ce que tombe la manne, rien ne se produisit. A partir de ce moment là, ils devinrent dépendants des récoltes moissonnées sur le territoire.
Pourquoi Israël n'effectua pas l'offrande de la gerbe ? Parce qu'il ne pouvait pas légalement le faire pour plusieurs raisons:
1. Parce que le 15ème jour était un sabbat, et Lévitique 23 : 11 commande clairement que l'agitation de la gerbe doit être faite le jour suivant le sabbat, et pas un jour de sabbat.
2. Parce que, si ce sabbat particulier qui précédait le 15ème jour était aussi la Pâque (comme pour le scénario de l'Eglise Universelle de Dieu), ce jour n'était pas qualifié pour déterminer le jour de l'agitation de la gerbe, puisqu'il ne fait pas partie des Pains sans Levain.
3. Parce qu'ils ne disposaient absolument pas de grain qualifié pour rendre cette gerbe acceptable. L'offrande de la gerbe est une loi qui déclare spécifiquement qu'elle devait provenir de la semence qu'ils avaient semée. Israël récolta ce que les cananéens avaient semé. La conquête ne modifia pas ce fait. Ils pouvaient manger ces grains, mais en aucun cas les offrir.
4. Parce que Deutéronome 12 interdit précisément de faire les holocaustes accompagnant l'offrande de la gerbe, jusqu'à ce que le Tabernacle ou Dieu à placé Son nom soit établi. Ceci n'arriva pas avant que sept années ne s'écoulent (comparez Josué 14 : 6-13 et 18 : 1)
5. Parce que Lévitique 22 interdit strictement une offrande provenant de la main d'un étranger. Elle devait provenir de quelqu'un qui avait fait alliance avec Dieu. Un étranger est quelqu'un "d'inconnu" pour Dieu, un intrus, ou quelqu'un qui ne fait pas partie de la famille. Israël n'a jamais procédé à l'agitation de la gerbe dans Josué 5.
Les petites choses sont-elles sans importance ?
Nous devons vivre de chaque parole de Dieu. Cependant, j'ai appris à travers ce test du comptage de la Pentecôte, qui est arrivé à l'Eglise, que des gens considèrent certains domaines comme "peu" ou sans importance. Ils les rejettent comme ayant aucune valeur et de peu de considération. Certains peuvent penser que tous ces points de discussions sont mineurs, d'autres que Dieu pourrait facilement fermer les yeux, vu qu'Israël avait une attitude sincère à ce moment là sans sa relation ave Lui. Il serait bon peut-être de rappeler les réactions de Dieu dans d'autres exemples lorsque les gens avaient apparemment mis de côté des "points mineurs" en faveur d'une autre manière de faire les choses.
Dans Lévitique 10, un événement se produisit qui resta dans la mémoire de Josué, de Caleb et de nombreux autres, environ 40, lorsque Josué 5 se déroula. Nadab et Abihu, les deux fils d'Aaron furent affreusement et instantanément frappés de mort, apparemment par la foudre qui les brûla et les transforma sans doute en cendres, ceci arriva lorsqu'ils négligèrent avec insouciance une simple directive et placèrent un feu "étranger" sur l'autel des parfums. De façon intéressante, ceci se déroule lors de l'accomplissement d'une offrande.
Dieu rejeta aussi l'offrande de Caïn, qui apparemment était à nouveau basée sur un ou deux défauts (Hébreux 11 : 4, indique seulement que cette dernière n'a pas été faite avec foi). David à transporté l'Arche d'une mauvaise façon, et quand Uzzah, probablement involontairement la toucha avec sa main impure pour la maintenir afin qu'elle ne tombe sur le sol, Dieu le frappa à mort. Ananias et Saphira s'enfoncèrent un peu en ne disant pas toute la vérité à l'Apôtre de Dieu, et Dieu les frappa de mort également.
Peut-être nous sommes-nous aussi sentis coupables de ce que Dieu dit dans Exode 12 : 19 : "Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons ; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l'assemblée d'Israël, que ce soit un étranger ou un indigène". Les gens fréquemment plaisantent d'avoir mangé quelque chose de levé durant les Pains sans Levain. Je l'ai fait aussi. Cependant, considérez à quel point ceci est sérieux aux yeux de Dieu. Tout au moins, "retranché" signifie excommunié du camp, et au pire, cela implique être mis à mort ! Ce pourrait-il que nous ne prenions pas le péché et la sainteté aussi sérieusement que Dieu ? Un peu de levain fait lever toute la pâte. Josué, que Dieu instruisit strictement à faire toute chose exactement et ainsi que Moïse fit (Josué 1 : 7), aurait-il pu fermer le yeux sur trois raisons majeures pour ne pas accomplir l'offrande de la gerbe ?
Conclusion : Josué 5 ne peut pas être utilisé pour dire que l'agitation de la gerbe eut lieu le premier jour des Pains sans Levain, parce qu'aucune offrande de la gerbe fut faite, et elle n'avait aucune raison d'avoir lieu.
Deux point finaux.
Certains proclament que l'offrande de la gerbe doit se faire pendant les Pains sans Levain pour se conformer au sept mille ans du plan de Dieu, ils disent que la Fête des Pains sans Levain dépeint cette période. Ce raisonnement néanmoins, contient un défaut. La Bible ne déclare nulle part que le plan de Dieu est limité à sept mille ans. Considérez ceci : d'après ce scénario, Jésus reviendrait à la fin de ces six mille ans, une résurrection aura lieu et le Millénium commencera. Apocalypse 20 : 5-8 dit que les autres morts ne reviendront point à la vie jusqu'à ce que les mille ans soient accomplis, alors Satan sera relâché pour un temps, afin de tromper à nouveau les nations.
Combien de temps cela lui prendra-t-il pour tromper les nations ? A cette époque, sept mille ans auront déjà expiré. Alors, que se passera-t-il ? Apocalypse 20 : 11-15 montre une autre résurrection du jugement. Combien de temps prendra ce jugement ? D'après Esaïe 65 : 20, certains pensent 100 ans. Ainsi, c'est après les 7000 ans que la majorité de ceux qui ont jamais vécu obtiendront leur première opportunité de salut. Beaucoup de choses concernant le plan de Dieu sont nettement contenues sous les traits d'une semaine représentant symboliquement sept mille ans. Au contraire, lorsque le jour de l'agitation de la gerbe tombe occasionnellement hors des Pains sans Levain, Dieu peut montrer avec davantage de fidélité et de précision que Son plan pour la moisson humaine peut dépassé 7000ans et offrir un espoir de salut pour tous.
D'autres ont suggéré que nous devons suivre exactement ce qui est arrivé à Christ lors de la semaine de Sa crucifixion, dans le but de nous y conformer. Il y a aussi un défaut. Jean 7 : 14 dit que Christ ne commença à prêcher au gens qu'à mi-chemin de la Fête des Tabernacles. Cela signifie-t-il que nous devrions faire la même chose, et prêcher seulement une moitié de la Fête chaque année ? Essayer de réconcilier le symbolisme et se conformer à chaque exemple pour forcer à faire tomber l'offrande de la gerbe pendant les Pains sans Levain est une perte de temps. Cela ne peut se faire. Le symbolisme n'est pas une loi. Le symbolisme est une interprétation, et ceci est très variable, alors que la loi est constante. Voilà pourquoi c'est la loi.
Résumé de l'agitation de la gerbe.
Les points suivants résument les raisons de notre conclusion sur le moment ou le comptage devrait commencer :
1. L'offrande le la gerbe est avant tout une moisson rituelle directement liée à la Pentecôte. Le comptage de la Pentecôte commence le jour ou la moisson commence, et non pas le jour ou la gerbe est coupée. L'offrande de la gerbe, la moisson et le commencement du comptage commencent le même jour. Ceci oblige que le jour de l'agitation de la gerbe soit un jour de travail comme les autres. (Deutéronome 16 : 9)
2. La Bible établit une règle bien définie concernant le moment ou il faut agiter la gerbe. Lévitique 23 : 11 et 15 déclare clairement que le comptage commence le jour après le sabbat.
3. Ce sabbat doit être un sabbat hebdomadaire, ce qui l'établit à des dates variables à partir desquelles est exigé le comptage de la Pentecôte. Ajoutons à cela, mais ce n'est pas le plus important, que l'article défini qui apparaît devant le mot "sabbat" suggère qu'il s'agit bien d'un sabbat hebdomadaire. Jean 20 : 1 et 17 montre en conclusion que le Christ fut "agité" devant le Père un dimanche suivant le sabbat hebdomadaire. Les contextes de Lévitique 23:11,15; Deutéronome 16 : 8-9 et Jean 20 : 17 ainsi que le récit Biblique et historique corroborent le fait que ce sabbat là sera toujours pendant les Pains sans Levain. Sans le lien de ce sabbat, le début du comptage de la Pentecôte perd son point d'ancrage et il en résultera de l'inconsistance.
4. Nulle part la Bible dit que le jour de l'agitation de la gerbe doit être pendant le Pains sans Levain. Si l'on oblige ce jour à figurer dans les Pains sans Levain, l'année où la Pâque tombe un sabbat hebdomadaire, on doit alors inutilement remanier l'instruction de Lévitique 23 : 11 et 15. Agir de la sorte, nous oblige à commencer le comptage de la Pentecôte à partir du lendemain après le sabbat qui ne se trouve pas dans les Pains sans Levain et à nouveau on s'expose à des résultats inconsistants.
5. Quoique Lévitique 23 : 11,15 laisse apparaître une certaine insistance sur "le jour d'après", nous ne pouvons pas localiser ce jour à moins de localiser d'abord le sabbat en question. Chaque mention historique de ceux qui utilisent ces versets pour compter la Pentecôte, excepté l'Eglise Universelle de Dieu après 1974, reconnaissent, admettent que le jour de l'agitation de la gerbe est un jour de travail. Placer le jour de l'agitation de la gerbe lors d'un Jour Saint à la suite d'un sabbat hebdomadaire, jour de la Pâque juste pour l'observer pendant la Fête des Pains sans Levain, viole le récit historique. Ajoutons que Lévitique 23 : 10,14 suggère qu'aussitôt que l'offrande de la gerbe était réalisée, les Israélites étaient libres d'entreprendre la moisson, de battre le blé, de moudre et cuire le pain fait des grains de la moisson de ce même jour. Par conséquent, le jour de l'agitation de la gerbe doit être un jour de travail, et non pas un sabbat annuel.
6. C'est seulement le symbolisme qui attache ensemble l'agitation de la gerbe, la Pâque et les Pains sans Levain. Le symbolisme de la moisson attache le jour de l'agitation de la gerbe directement à la pentecôte, mais moins directement à la Pâque et encore moins directement aux Pains sans Levain (qui ne dépeignent pas du tout une moisson). Le commandement de compter à partir du lendemain du sabbat hebdomadaire devrait avoir une priorité sur le symbolisme. Autrement, pourquoi disposer d'une règle ? Le symbolisme est une dispositif d'enseignement instructif, mais il est essentiellement analogue, et les analogies, en fin de compte ne prouvent rien. Essayer de coordonner le symbolisme de l'agitation de la gerbe avec les trois fêtes dans une séquence chronologique ordonnée, étant donné les quatre jours où la Pâque peut se présenter, ne conduit qu'à produire des résultats hautement inconsistants et qui se trouvent être inutilisables. En aucun cas, le symbolisme ne devrait outrepasser une loi pour déterminer quand observer les fêtes fixées dans le temps (voyez Deutéronome 17 : 8-13, surtout le verset 11).
7. La Bible et le récit historique n'affichent aucune contradiction entre Jésus, la jeune Eglise et les Sadducéens qui contrôlaient le Temple et aussi la vie religieuse à cette époque. Les récits historiques montrent que les Sadducéens les observaient comme nous le préconisons dans cet article. Ajoutons que même les calendriers modernes admettent occasionnellement que certains Juifs aujourd'hui comptent encore la Pentecôte comme le faisaient les anciens Sadducéens.
8. Josué 5, loin de confirmer une agitation de la gerbe pendant les Pains sans Levain, ne l'appuie même pas. Les Ecritures dans Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome et Josué montrent qu'une séance au cours de laquelle on manifestait pour obtenir des exigences concernant une offrande légale était impossible à l'époque de Josué 5. Israël ne pouvait pas formuler toutes ces exigences jusqu'à au moins sept années plus tard. Josué 5 ne donne absolument aucune autorité pour établir un dimanche, à la fois premier jour des Pains sans Levain et jour de l'agitation de la gerbe pour commencer à compter la Pentecôte.
En résumé, nous voulons fidèlement suivre le commandement mentionné dans Lévitique 23 : 11, 15 utilisé par Herbert Armstrong avant 1974 - si le jour de l'agitation de la gerbe tombe dans ou hors des Pains sans Levain - parce que des évidences scripturales insuffisantes existent pour justifier une exception, en effet. Les évidences cumulatives de la Bible et l'histoire prouvent que le sabbat hebdomadaire qui tombe dans les Pains sans Levain a une plus grande importance que l'offrande de la gerbe qui peut tomber occasionnellement à l'extérieur des Pains sans Levain.
Par amour Chrétien
John Ritenbaugh

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